Quelques Infos sur le Burkina

bc183f0[1].jpg

Loin de moi l’idée de vous faire un cours magistral sur le Burkina Faso. J’ai trouvé intéressant le fait de vous donner quelques informations sur le pays des Hommes Intègres (traduction de Burkina Faso) avant votre éventuelle venue dans le pays.

 

LE RELIEF

Le Burkina Faso est un pays plat. L’écart entre les altitudes moyenne ne dépasse pas 400mètres et près de la moitié du pays se situe entre 250 et 350 mètres. La platitude d’ensemble n’exclut pas une certaine variété. La nature des roches et l’histoire morphologique permettent de distinguer deux grands domaines topographique : une immense pénéplaine et un massif gréseux.

CLIMAT

La situation en latitude (entre 9° N et 15° N)et la continentalité agissent sur les éléments du climat et font du Burkina Faso un pays intertropical à caractère soudano-sahélien nettement marqué.

Le découpage de l’année en saisons au Burkina Faso se caractérise par l’alternace d’une saison sèche dont la longueur varie de huit mois au nord à six moi au sud et d’une saison humide ou hivernage, de mi-avril à mi-octobre au sud, de juin à septembre au nord, avec des intersaisons plus ou moins marquées.

Pendant la saison sèche d’hiver, le pays est soumis au régimede l’alizé continental (ou harmattan). Ce vent, venu du nors-est, a un effet desséchant qui accentue, en avril-mai, l’effet des températures élevées qui règnet sur l’ensemble du pays.

Les précipitations. Elles sont très inégalement réparties aussi bien dans l’epace que dans le temps. Dans l’espace, on note une diminution progressive des hauteurs pluviométriques du sud-ouest (1300mm) vers le nord (300mm)

Dans le temps, les précipitations sont concentrées sur une partie de l’année: c’est la saison des pluies qui diminue du sud (environ 6 mois) au nord (3 mois). Juillet, août et septembre sont généralement les mois les plus humides. A l’exception de ces trois mois les averses sont souvent violentes avec des fortes intensités(plus de 60Km/h) accompagnés de forts coup de vent

La température. Une étude statistique des trentes dernières années aboutit aux conclusions générales suivantes :

- quelle que soit la période de l’année, les températures sont toujours supérieures à zéro.

- les moyennes mensuelles dépassent rarement 35°

- les extrêmes se rencontrent généralement au nord du pays.

La plus basse température, de 5)C, a été enregistrée en janvier à quelques années d’écart à Banankkeledaga (à 17 km de Bobo Dioulasso) een 1971 et à Markoye en 1975. Par contre, seule la station de Markoye semble avoir connu le maximum absolu de 46°C en avril 1980.

- les amplitudes thermiques diurnes, journalières et annuelles, deviennent de plus en plus importantes au fur et à mesure que l’on progresse vers le nord.

- les mois généralement les plus chauds de l’année sont mars et avril tandis que les mois les plus froids sont décembre et janvier.

HISTOIRE

La période coloniale et post-coloniale

Des crises multiformes mais essentiellement politiques marquent la fin du XIX ème siècle dans le pays du Burkina Faso. Il s’agit d’une décomposition générale , favorisant les intérêts de la France qui conquiert le territoire sans trop de difficultés.

La conquête

La conquète Française commence au Moogo (pays Mossi) soumis en1896après le ralliement du Yatenga en 1895, une téméraire opposition des populations de la région de Yakoprécédent la vaine résistance du Mooro Naaba Wobgo. Le roi de Wogodogo fuit sa capitale, tente d’organiser ses partisans pour la reconquête du royaume, mais doit finalement s’éxiler à Gambaga dans le nord du Ghana, pays d’origine des Moosé.

En janvier 1897, le pays des Sana ou Samo est conquis. En mars de la même année, c’est au tour des pays Birifor et Lobi. L’année 1897 s’achève par la conquête du Pays Lobi et Bwaba en mai, du Gurunsi et du Tussian en Juin et du Gulmu en Juillet. Les auteurs de cette conquête sont le capitaine Destenenave pour le Yantenga et le pays San; le lieutenant Voulet et le sergent Chanoine pour le reste du Moogo; les capitaines Monteil et Cazemazou et Caudrelier pour les pays Bobo et Bwa; en fin le commandant Decoeur et le capitaine Baud pour le Gulmu; comme dans le Moogo les colonnes militaires françaises ont rencontré parfois des resistances farouches. Parmis celles restées célèbres: la resistance  ded Gulmance conduite par Jakpambado (roi du Diapangou) Yuabli et surtout celle des populations acéphalesLobi et Birifor.

Des révoltes suivirent certaines soumissions. Il en fut ainsi dans le Bwama (pays des Bwaba) au moment du recrutement militaire lors de la guerre 1914-1918. Cette révolte, née en réalité en pays Marka, s’étendit rapidement aux Sana et aux Gurunsi. Il fallut à la France un effort militaire important pour y mettre fin.

La colonisation.

La conquête fut suivie immédiatement par l’occupation ouvrant une ère nouvelle aucours de laquelle les sociétés autochtones connurent des boulversements de tous genres. Administrativement , les pays qui coonstituent aujourd’hui le Burkina Faso devinrent successivement : territoire militaire de 1896 à 1904; membres de la colonie du Haut Sénégal et du Niger de 1904 à 1919; colonie de Haute Volta de 1919 à 1932. Pour des raisons administratives, mais surtout économiques, la colonie de Haute Volta fut supprimée en septembre 1932. Il s’ensuivit un démembrement et une partition des cercles entre la Côte d’Ivoire le Soudan (Mali) et le Niger.

En juin 1947 lma colonie de Haute Volta fut reconstituée sous la pression de ses ressortissants. Le Moogo Naaba Kom II y joua un rôle important. Elle devint membre de l’UnionFrançaise créée en 1946 et évolua dans le cadre des institutions françaises jusqu’en 1960, date de son indépendance.

La Haute Volta Indépendante

L’adhésion de la colonie de Haute Volta à l’Union Française a suscité le développement de la vie politique : envoi des députés au Palais Bourbon et des grands conseillers au Conseil de la République Française et, au niveau local, création d’une assemblée territoriale.

Sous le régime de la Loi Cadrre (1956-1958) quatre partis occupent la scène politique voltaïque.: le Rassemblement Démocratique Africain (RDA) dirigé par Daniel Ouezzin Coulibaly; le Parti Progressiste Voltïque (PPV) de Gérad Kango Oueddraogo; le Mouvement Populaire Africain (MPA) de Nazi Boni; le Parti Social pour l’émancipation des Masses Africaines (PSEMA) co-dirigé par Henri Guissou et Joseph Issoufou Conombo.

Ces partis à trvers leurs alliances mais aussi leurs divisons, on conduit la Haute Volta à la Répyblqique le 11 décembre 1958. Entre 1958 et 1960 la cristallisation politiques débouche sur 2 partis. le Rassemblement Démocratique Africain et le Parti du Regroupement Africain. A partir de 1959, le RDA s’impose, dirigé par Maurice Yaméogo. Chef de l’ Etat, il décide de l’adhésion du pays à la fédération de Mali qu’il quitte ensuite pour le conseil de l’Entente. Maurice Yaméogo premier Président de la République de Haute Volta en 1958, proclame son indépendance le 5 Août 1960. Depuis la Haute Volta, devenu ensuite Burkina Faso, a vécu une nouvelle histoire longtemps caractérisée par l’instabilté politique.

Lors de votre prochain séjour au Burkina Faso vous en apprendrez encore plus !

burkina montagne 63[1].jpg

Créer un site gratuit avec e-monsite.com - Signaler un contenu illicite.